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mardi 10 juillet 2007

Contraste

Mer d’encre…

Où la plume se trempe
Où le regard s’immerge
Et l’âme s’apaise
Jusqu’à trouver l’ivresse.

L’ivresse des sens
Où je trouve le sens
À me noyer
Dans la fresque.

Cristal blanc…

Astre flamboyant
Le pinceau malmené
Par la main dirigée
Pour en saisir l’éclat.

Et qu’éclate sur la toile
Couleurs à profusion
Et qu’accroche le regard
Cherchant la lumière
Pour un peu plus
De lumière…
Pour un peu plus d’éclat
Faisant naître l’émotion.

P’tit frère,
Il fallait que tu oses…
Le rouge écarlate,
Côtoyant l’azur
Comme une blessure.
Pour l’apothéose.

P’tit frère,
Il fallait que tu oses
Ce soleil si blanc
Brulant le regard franc
De ta tendre jeunesse.

P’tit frère,
Il fallait que j’ose
Y noyer ma plume
Y baigner les yeux
Jusqu’à y plonger
Pour dire l’éblouissement
Et partager l’ivresse
De nos âmes d’enfants.

P’tit frère,
Il fallait que j’y plonge
Comme ce cétacé
Pour la pureté.
Tout l’attrait, attiré
Par les flots bleus
De ta naïveté.

P’tit frère,
Il fallait que j’ose
Y poser mes mots
Pour te dire la beauté
Et tout l’or Florissant,
Né de ton pinceau.

(P'tit frère, Chapeau ! )
16.06.2005 CLA - Poésie & Couleurs

samedi 2 juin 2007

Il me faudra

Il me faudra le temps,
Du temps à trouver,
À comprendre.
Il me faudra du temps
A parcourir les méandres
Au contour d’une vague :
Itinéraire non balisé.
Il me faudra le vent,
Le vent à respirer, à humer.
Aux incertitudes de platitudes creuses,
Aux vestibules des attitudes,
Il me faudra le vent,
Pour habiller l’ escale…
Le vent pour effacer…
Le vent comme altitude.
Il me faudra de l’eau,
L’eau fraîche des fontaines,
Qui apaise la soif.
Il me faudra l’eau ruisselante
Comme pluie battante
Pour laver mon âme dormante.
Et des lacs immobiles
Pour trouver le repos.
Il me faudra le feu,
Mais rien qu’un peu !
Le souffle d’une braise
Qui assèche les larmes.
Il me faudra les flammes.
Celles qui apaisent l’âme.
Il me faudra la couleur.
Il m’en faudra beaucoup !
Le rouge au front
Et le bleu sur la langue.
De l’ocre sur les mains,
Et le blanc comme évidence.
Et puis enfin,
Du vert sous mes pieds.
Il me faudra le velouté d’un grain
Et la tiédeur au vif de mon paysage
Pour édulcorer mes rêves
Et me fondre dans l’aquarelle.
(Poésie et Couleurs - CLA - 2004)

vendredi 18 mai 2007

Abri du Dimanche


C’est un petit abri fané
Tout au bout de l’allée
Où vieilles planches délavées
Portes et clous rouillés
À mon cœur, accrochés,
Bordent de leurs troublantes pâleurs
Une verdure abondante.

C’est un endroit charmant
Où les oiseaux sont toujours chantants,
Qui vous conte de mémoire
Les histoires d’un temps naguère
Du temps où l’on prenait le temps.

C’est un petit abri fané
À côté d’un poulailler déserté
Que les saisons ont délaissé.
Les arbres viennent s’y pencher
Et les pigeons s’y percher
Pour mieux le consoler.

Derrière, s’élèvent des cyprès
Aux hauts sommets
Qui semblent être nés
Pour mieux le protéger.

C’est un petit abri fané
Aux odeurs de lavande
Un faux air de Provence,
Côtoyant la poussière noire
D’anciennes mines grises
Et les toits de tuiles rouges.

Il reste encor’ devant l’allée
Quelques herbus pavés
Qui craqueront sous vos pas
Si vous passez par là.
Les pierres de la maison
Gardent muettes les secrets
Les bonheurs d’enfants
Du temps où flottaient dans l’air
Des musiques d’antan
Quand au temps des amants
Ça fleurait bon le lilas
L’amour et la tarte maison.

C’est un petit abri fané
Accroché à mon cœur
Aux couleurs du dimanche.

(Poésie et Couleurs – CLA juil. 2005)