La noirceur des fumées d’usines D’une industrialisation mondiale sans limites Qui encrassent nos esprits, Et assombrit nos cœurs Qui se grisent de superflu et d’idées stériles Nous donnant l’illusion brève D’un bonheur en business Pour chauffer nos foyers Pour combler, occuper l’espace L’espace de nos bras si vides, Si plein d’inutiles, et Qui n’osent plus se tendre… « L’industrie du bonheur » Qui gonfle nos poubelles d’aberrations La somme de nos erreurs multipliées.
Comme l’enfant cherche l’air pur à respirer La source pour apaiser sa soif, L’herbe verte pour s’y rouler… Et l’Amour pour grandir, Je cherche la lumière.
Lumières sur la vie !
Qui a éteint la lumière ?
Et je trouve la lumière, Au regard des passants pressés… Au regard de celle qui se farde… Parce qu’elle a tant pleuré… Au regard de l’enfant étonné… Au regard du vieillard délaissé… Aux regards de ces gens que la vie a blessés… Aux regards de ces gens qui ont oublié…
Je cherche la lumière Et je vous offre des regards, Des regards fiers, des regards droits, Des regards qui se perdent, Des regards mystères, Des regards de douleurs, Des regards tristes, Des regards de couleurs, Des regards de joie, Des regards d’espoir, Des regards naïfs, Des regards imaginaires, Des regards pour rêver… Des regards qui vous parleront peut-être Ou peut-être pas…
Mais ce sera mon seul regard sombre… Sombre comme l’est souvent la réalité Un regard qui n’a de valeur Que celle de votre regard posé, Mais pas posé sur cette image Qui n’est que représentation par la main, Papier, coups de crayon et bouts de chiffon, De ce que ma sensibilité perçoit. Non ! Un regard qui n’a de valeur Que celle de votre regard Sur l’extérieur, dans la rue… Sur le mendiant, le vagabond, le sdf, Celui qu’on nomme « parasite », chômeur, rmiste, Celui qu’on rejette… Le « fainéant », le malade, le « saôulard , le marginal… Celui qu’on montre du doigt… Parce qu’il ne nous ressemble pas.
"C’est notre regard qui enferme souvent les autres
dans leurs plus étroites appartenances, Et c’est notre regard aussi qui peu les libérer." Amin Maalouf
Un regard neuf… Un regard qui se veut tolérance… Un regard qui se veut compréhension…
Un regard qui ne juge pas. Un regard qui puisse vous faire tendre la main Pour aider à relever celui, l’inconnu, qui tombe. Demain ce pourrait être vous.
Qui a éteint la lumière ? Lumières sur la vie !
Je vous offre des regards Comme autant d’étincelles Car elle est là cette lumière Qui brillent dans vos regards clairs Et au fond de vos cœurs Cette lumière qui ne peut s’éteindre