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samedi 19 mai 2007

Moulins à Vent...

Le vent sans âge depuis la nuit des temps
Tu le crois éphémère, mais il est millénaire.
Il est caresse sur la joue de l’enfant
Et devient courroux tout autant
Pour ceux qui se croient grands
À vouloir maîtriser les éléments.

Le vent tempête et vocifère.
Il s’entête à faire le tour de la planète.
Il en reste surtout le Maître.
Le vent violent se couche dans l’azur
Au creux des dunes dépose son armure.
Il murmure au sel des vagues brunes
De longues caresses jusqu’au crépuscule.

Le vent paresse et devient brise…
Le vent se tire à tire d’ailes
Et fait tourner les têtes bien souvent
Autant que les moulins à vents.

Le vent mourant au soir naissant
Redevient sagesse l’espace d’un instant
"Emportant au loin les paroles des amants".



(A LIVRE OUVERT - CLA – Mai 2005)

La lumière du Phare



Le ciel n’est jamais aussi bleu,
Que lorsque tu y lèves les yeux.


Il est des portes closes comme des Prisons,
Où se cognent les paroles des Chansons
En écho sur l’Azur.



Une pointe de jaune, lumière incandescente
Eclaircie sur l’horizon, qui ouvre la Voie.
J’ai trouvé la clef de ma Geôle !



Par la petite porte, je m’évade et je voyage.
Sur le vif de ma toile, je saisis des paysages.
Et le pinceau pétille
Et la Plume frétille
Sur la piste aux étoiles.



Je vole et virevolt’ par delà les astres.
Je brode aux fils de soie, flammèches colorées,
Les queues des comètes.



Prise dans la marée de vagues déferlantes
Où la raison s’échoue comme vague mourante,
Sur d’incertains récifs que la brume dissimule,
Lorsqu’enfin j’aperçois la lumière du phare…
Je regagne la rive…


La lumière du Phare…
Qui me ramène au port.




(A LIVRE OUVERT - CLA 2004)

Emoi

Je vois des Iles
Mystérieuses
Qui se dessinent et naissent
Sous les doigts Magiciens
Et des Musiciens
Qui tissent
aux Fils de soie...
Les notes d'un Monde
En émoi...
Je voyage
En Nuages...
Je glisse
En ellipse...



(A LIVRE OUVERT - CLA – Avril 2004)

vendredi 18 mai 2007

De Pages... à Vie...

De Pages…. à Vie…


Des pages et des pages
Bafouillées dans le noir.
Des pages et des pages
Pour sortir du brouillard.

Du sépia et de l’encre
Et qui coule et qui goutte
De l’encre et des ancres
Pour amarrer les cœurs.

Des mages et ramages
Et de savantes images
Des douleurs, des couleurs
Et de pâles naufrages.

Des éclats et des flammes
Pour allumer les mèches.
D’la rage et des femmes
Pour célébrer Jeunesse.

De tendresse en ivresse,
De vagues éclaircies
Pour gommer toutes peines
Et apaiser la haine.

Des étables et d’la paille
Et des tables dressées
Des vagues et des lames
Pour charrier toutes larmes
Des rames et des âmes
Pour briser toutes les armes.

Des pages et des pages…

Des vers et de la verve
Pour animer la vie.


(A LIVRE OUVERT - CLA – Avril 2005)

Croquis


A l’encre de mon cœur,
J’avais dessiné
Un arbre fort et puissant.
Un Chêne.
Ses racines accrochées au sol
Très solidement.
Et je me suis assurée,
Que nulle puissance en ce monde
Ne pourrait le déraciner.
Et autour, j’y ai mis de l’herbe verte
Et ses branches tendues vers le Ciel,
Comme offertes.
Au vent du soir, sous son feuillage,
Je me suis allongée
Et me suis endormie
Comme apaisée, par cette force si sereine
Qui trônait par-dessus ma tête
Et me faisait ainsi,
Le plus douillet des lits.Fort et Puissant.Un Chêne.
Dont la sève coulait dans mes veines
Pour donner vie à toutes ces feuilles.
Je le sentais vivre,
Car il était la vie toute entière
Planté là au milieu de ce jardin perdu.


(A LIVRE OUVERT - CLA – 1989)

Croches et Accroches


Le soleil accroche
Ses rayons de miel d’or
Au cadran de l’horloge.
Et le clocher déchire
Un coin de ciel bleu
Pour lever le voile.
Au cœur de la toile
Quelques mots d’Amour
Pour tisser le jour.
Les passants s’avancent
La vie en cadence
Quelques pas de danse.
Le soleil accroche
Ses rayons d’ miel d’or
Au cadran de l’horloge.
Et le clocher déchire
Un coin de ciel bleu
Pour lever le voile.


(A LIVRE OUVERT - CLA – Avril 2005)

Cachée derrière la Dune


Cachée derrière la Dune,
La Lune souriait…


Et si l’on faisait
Quelque chose de grand,
Quelques pas de géants.
Et si l’on osait dévier le vent,
Méditait une Mouette rieuse.

Mais souvent, le vent puissant
Se dresse et fait forteresse.
Sans âge depuis la nuit des temps,
Quand il ne fait tourner les têtes,
Il fait souvent mystères !

Il est de ces tempêtes,
Bourrasques et tornades,
Soufflées sur les plaines.
Il sait tout Autant,
Ce qu’il en emporte…
Dans ses bagages.

Il connaît des vagues
Que les marées fracassent…
Il sait les dunes et les clairs de lune.
Mais jamais ne s’entête
Plus haut que la crête des nuages.


Caché derrière la Dune,
La Lune souriait…






(A LIVRE OUVERT - CLA – Mai 2004)

Chut !....


Chut !...

Les mots sur la page
S'font la malle !
L'encrier s'renverse
Et l'averse dilue mes larmes.
Conjuguer Pèle Mêle
Le verbe s'enrhume
Les lignes s'embrument...
Envie d'évasion
Sensation...
Inspiration ?...
Chut !...
Le poète s'endort !

(A LIVRE OUVERT - CLA - Août 2004)